Couvre-feu
Un couvre-feu a été décrété en France à 20h. Je l’ai appris à 19h50, à vingt minutes à pied de mon hôtel à Paris. J’ai couru. Je suis arrivé à 20h03. L’hôtelier m’a laissé entrer en souriant.
Un couvre-feu a été décrété en France à 20h. Je l’ai appris à 19h50, à vingt minutes à pied de mon hôtel à Paris. J’ai couru. Je suis arrivé à 20h03. L’hôtelier m’a laissé entrer en souriant.
Plus de trente-huit degrés dès le premier pas hors de l’aéroport de Nairobi. J’ai revu tout mon programme pour ne visiter qu’entre 6h et 10h du matin. Sieste obligatoire l’après-midi.
Mon chauffeur au Sénégal connaissait « un hôtel propre, pas cher, bien situé ». L’établissement lui reversait une commission. La chambre coûtait le double du marché et donnait sur un mur de parpaing.
Le bus de 8h pour Europe n’est pas venu. Ni celui de 10h. À midi, un employé en Roumanie a expliqué que la ligne était suspendue depuis la semaine dernière. L’information n’avait pas atteint les plateformes en ligne.
Un séisme de magnitude 4 a réveillé tout l hôtel à 3h du matin. Les autres clients de l’hôtel de Nicaragua sont descendus dans le hall en pyjama. Le personnel avait l’air habitué.
En me perdant dans les ruelles de Singapour, je me suis retrouvé au milieu d’un cortège de mariage. Avant de comprendre ce qui se passait, j’avais un verre dans la main et une place à table. J’ai dansé pendant trois heures.
Tout était fermé à Nairobi. Commerces, restaurants, banques, transports. Fête nationale que mon guide de voyage ne mentionnait pas. J’ai erré dans les rues désertes pendant huit heures avec un paquet de biscuits.
À la frontière de Monténégro, on m’a demandé mon carnet de vaccination. Le vaccin requis n’y figurait pas. L’infirmerie du poste frontière l’a administré séance tenante. Trente minutes et quelques dollars plus tard, j’entrais dans le pays.
La compagnie m’a annoncé l’annulation par SMS alors que j’étais déjà dans l’aéroport de Paraguay. Pas de vol avant trois jours. Le service client répondait dans plusieurs langues — pas la mienne.
Une secousse inattendue en pleine nuit en Jordanie. Tous les clients sont descendus dans le hall en pyjama. Le personnel servait du café comme si de rien n’était.